Créer un blog Présentation

Nom du blog :
mamyrose
Description du blog :
des histoires pour petits enfants heureusement pas toujours sages...
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
16.03.2008
Dernière mise à jour :
26.04.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or mamyrose
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· La machine qui mangeait les chaussettes
· L'obeissance...A UTILISER AVEC MODERATION

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

je vais revenir
07.05.2008
bonjour
03.05.2008
Bonjour
28.04.2008
***
28.04.2008
kikou c moa
13.04.2008
bonjour
08.04.2008
RSS

Blogs 18 à découvrir :

· bloghardi
· parolimage
· lesableausablier
· histoirescourtes
· blackangel822002
· lesromansdelara
· nadoupoemes
· arcaneslyriques
· lesheros
· oufakkir

LE MUGUET UNE HISTOIRE DE CLOCHETTE...

Posté le 26.04.2008 par mamyrose




Cette délicate fleur blanche au parfum subtil, si originale avec ses petites clochettes aime particulièrement les endroits discrets .

Elle ne ressemble à aucune autre fleur champêtre.



Quand arrive le 1er mai, petits et grands partent à sa recherche pour être sûr d’avoir du bonheur.

Bien entendu c’est le MUGUET !



Je me suis longtemps demandé pourquoi on l’appréciait autant ?

Et un jour un vieux sage à qui je faisais part de mon étonnement, m’a raconté cette histoire.



C’était au temps des bâtisseurs de cathédrales, ou plutôt non, enfin …je ne sais plus !



Un petit village, niché dans une vallée, mais tellement pauvre que l’on n’avait pu y construire qu’une petite chapelle et non une église comme dans les autres riches villages du canton.

Qu’importe elle était bien jolie cettechapelle en pierre de taille ! Quand elle avait été terminée, les villageois avaient donné leurs dernières économies pour commander une cloche en bronze : Parce qu’une chapelle sans cloche…

Donc la cloche avait été fondue, livrée, baptisée.

Eh ! Oui ! On baptise les cloches !



Depuis le jour de Noël, elle tintait donc trois fois par jour pour avertir les villageois.

-Il est 7h, debout!

-Il est midi, rentrez vite pour le repas !

-Il est 19h quittez les champs.



Elle annonçait tous les évènements importants de la vie : naissance, mariages, décès, mais aussi les fêtes du village. Sa vie était bien remplie, mais elle comptait les jours qui la séparaient de ce qui était sans nul doute sa première vraie grande aventure.



Vous savez bien sûr que les cloches partent toutes, la semaine qui précède la fête de Pâques. Elles se rendent à Rome pour y être bénies. Ensuite sur le chemin du retour elles sèment des friandises pour les enfants, qui, au matin de Pâques, partent à leur recherche dans les jardins.



Notre clochette attendait donc impatiemment ce moment tout en le redoutant un peu.

Saurait-elle voler ? Aurait-elle suffisamment de résistance pour accomplir ce grand voyage?

Saurait-elle bien distribuer les friandises que les enfants attendent impatiemment ?



La semaine avant son départ elle avait senti pousser les petites ailes, qui lui permettraient le moment venu, de s’envoler. Elle connaissait tous les détails de cette évolution. Depuis qu’elle avait pris son service de carillonnage elle jacassait tous les jours avec les autres cloches de la région., Chacune avait un son différent mais elles parlaient toutes le langage « cloche »et en « tintinnabulant » elles se racontaient les dernières nouvelles



Car personne n’est plus bavard qu’une cloche !



Le gros bourdon de la cathédrale du chef lieu du canton était le doyen et le plus sage; il faisait le voyage à Rome depuis plus d’un siècle, aussi c’était lui qui expliquait minutieusement toutes les étapes aux nouvelles arrivantes.



Le jour du départ était enfin arrivé, les ailes sagement repliées elle attendait l’heure, elle avait sonné l’angélus de 19h et avait entendu toutes les cloches du secteur donner les dernières consignes et les rendez vous pour le départ.

-Sois prête nous passerons demain vers 7h.

A sa grande surprise l’envol avait été aisé. Ensuite le voyage tout entier s’était déroulé sans problème, et ses petites ailes vigoureuses l’avaient conduite à Rome. La cérémonie de bénédiction avait été somptueuse et intimidante.

Un peu de repos, et déjà la distribution des friandises que l’on fixaient sous les jupes dans de grands filets, puis à nouveau le départ.



Au retour la fatigue se fait sentir mais Clochette est bien encadrée , au milieu de la formation des cloches du canton .

Enfin le voyage touche à sa fin ! Courage !

Plusieurs d’entre elles ont déjà terminé leur périple, peu à peu elles se sont arrêtées dans leur village.

Enfin sa petite chapelle est en vue, on lui donne les derniers conseils pour la distribution des friandises :

-Descends assez bas et ne lâche les friandises que dans des endroits découverts, facilement accessibles par les enfants, évite surtout les buissons.

-Bonne chance Clochette on se donne des nouvelles au carillonnage de la fête de Pâques à midi précise.



Clochette avait donc commencé sa distribution, un peu tremblante et bien consciente que tous les enfants comptaient sur elle.

Le premier lâcher n’avait pas été particulièrement précis beaucoup de bonbons avaient atterris dans les taillis : il fallait mieux viser.



Justement Clochette survole maintenant le jardin de Mamyrose et ses trois petits enfants ne doivent pas risquer de se blesser en allant explorer les buissons.

Le mieux c’est de faire du rase motte, avait conseillé une belle cloche dorée. Clochette pique donc droit sur le jardin, amorce un virage, mais au moment où elle ouvre le filet elle fait une embardée et heurte une grosse pierre de la rocaille. Quelques copeaux de métal volent en éclats, elle a éraflé sa jupe mais ouf ! Elle parvient à remonter. Plus de peur que de mal !

C’est la fin de la distribution !

Vite elle rejoint le clocher de sa chapelle, et elle s’autorise une sieste jusqu’au carillon de midi.

Premier voyage terminé !



Quelques jours plus tard, dans le jardin de Mamyrose, c’est la révolution, les pâquerettes, les boutons d’or, les fleurs de pissenlits, font un tapis coloré : le printemps est là, fidèle au rendez-vous du calendrier.

C’est une explosion de joie, alors pourquoi toutes les fleurs sont-elles mécontentes ?



Près de la rocaille une nouvelle plante vient de pousser. Tout d’abord sont sorties de terre de drôles de tiges avec leurs feuilles enroulées autour en tire-bouchon. La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre une inconnue était là.

Quand une semaine, plus tard apparurent des clochettes blanches, la colère fut à son comble.

-Ne t’installe pas ici, passe ton chemin,dit Pâquerette en se bouchant le nez, ton parfum nous incommode !

-Tu n’es pas des nôtres, c’est sûr tu es une plante du diable, déclare Bouton d’or.

La jolie fleur ne répond pas, elle essaie de se dissimuler derrière ses feuilles, mais quand le chardon vient méchamment la griffer,s’en est trop !

Elle doit partir,elle est en danger, la nuit suivante elle va donc se réfugier dans le bois voisin,sous les grands arbres qui eux l’accueillent gentiment.



L’air est doux Mamyrose décide de faire une promenade dans les bois. Au détour du chemin, une délicate odeur vient chatouiller ses narines, ce tapis de fleurs blanches à ses pieds mais quelles ravissantes clochettes !

Elle cueille un gros bouquet odorant.

L’air est doux, le soleil brille c’est le 1er mai !

A son retour elle installe le bouquet dans un vase devant sa fenêtre ouverte.

Sa voisine (qui ne lui parle plus depuis le jour où Monsieur le curé a déclaré préférer SA tarte aux pommes ) attirée par le suave parfum lui fait un grand sourire en la saluant.

Le facteur lui apporte des nouvelles rassurantes de sa sœur malade, quant à son mari il rapporte de la pêche cinq gros poissons !

Attirés par le parfum des fleurs, tous les voisins leur rendent visite, ils s’extasient sur la délicatesse de ces clochettes inconnues !

Mamyrose donne à chacun un petit bouquet et une succession de bonnes surprises vient alors ensoleiller leur journée !

L’un d’eux fait remarquer que ces petites clochettes rappellent Muguette la cloche de la chapelle.



Et oui vous vous souvenez qu’elle avait été baptisée notre clochette, et dans le bronze était gravé son nom : Muguette.

Unanimement on appelle donc « muguet » cette nouvelle fleur porte-bonheur.



La suite vous la connaissez…

Le 1er mai, le muguet porte-bonheur !

Mais peut être ne saviez -vous pas que tout cela était du à un….banal accident de la circulation …des cloches !!!




LES VACANCES DE GRINCHA LA SORCIERE

Posté le 15.04.2008 par mamyrose
-Mille millions de crapauds puants !
Grincha perchée sur la dernière branche du plus grand acacia squelettique de la Fosse au loup ne décolère pas. A côté d’elle, en équilibre sur la branche d’à côté, son balai presque totalement chauve et qui a le haut du manche cassé.
Ce matin au grand rassemblement de sorcières qui précède le départ pour le congrès de remise à niveau, Pousouère lui a dit avec son accent rocailleux du Gers.
(Quand elle parle elle met au moins au moins 10 R au lieu d’un seul !!)
-Grincha on ne peut pas t’amener cette année, ton balai ne tiendra pas le coup et tu nous retarderas trop . Profites en pour revoir tes formules magiques !
Oui bien sûr, hier, alors que cette prétentieuse de Pousouère interrogeait pour savoir si on connaissait les formules magiques, elle n’avait pas su répondre à la question :
-Récite nous la formule pour transformer une jolie fille en laideron couvert de boutons.
En fait si, elle avait répondu, mais elle avait compris « potiron » au lieu de « laideron. Elle est un peu dure d’oreille, c’est la plus vieille des sorcières du groupe, mais elle n’a pourtant que 837 ans ! Et si cette Pousouère de malheur parlait avec un accent normal elle aurait compris !.
-POTIRONGEORUS ! Avait-elle déclaré.
Toutes les sorcières s’étaient esclaffées de rire, elles ne sont même pas respectueuses ces pimprenelles, toutes des jeunettes, à peine 400 ans, vous pensez !

Toute la nuit elle avait revu les formules magiques : on ne sait jamais, une interrogation surprise ce matin…
A l’aube elle était la première, dans la clairière du Bois de Grâce.
Bon pied bon œil ! Son balai, elle l’avait tellement astiqué, qu’elle avait cassé un bout de manche, elle avait bien peigné les brins de paille, c’est vrai il n’y en avait plus beaucoup ! Qu’importe elle avait encore été championne d’automne de slalom entre les nuages et ça , Pousouère ne l’avait toujours pas digéré !
-J’y crois, j’y crois, se répétait-elle.

A son arrivée Pousouère qui depuis Alloween était la nouvelle présidente, l’avait saluée distraitement, puis, quand toutes les sorcières du département avaient été là, elle avait sorti un grand rouleau d’écorce de bouleau blanc et elle avait cité tous les noms des participantes au congrès :
-Pichtrouille, Bruja (elle disait Broura, avec 25 R car c’est une sorcière immigrée espagnole.)Et là, elle s’était arrêtée sans prononcer son nom.
Quelle humiliation !Elle avait même cru bon de rajouter cette excuse à deux roupies(oh ! Pardon je m’égare !)
-Tu dois te reposer Grincha, le voyage sera long, il serait bon que tu songes à la retraite, d’autant que ton véhicule est en mauvais état, le dernier contrôle technique a clairement montré des défaillances. A bientôt Grincha !

Et elles étaient toutes parties dans un grand bruissement de balai.
Ah ! Non pas toutes, Pichtrouille n’arrivait pas à démarrer
-Laisse chauffer ton balai !
Bon Pichtrouille est une bonne copine et je peux lui donner un conseil, surtout qu’elle n’est pas une virtuose du balai !
Quand elle a enfin démarré elle m’a dit :
-Merci et ne t’inquiète pas je te prends des photocopies, tu n’as toujours pas d’adresse E.Mail ?
Adresse E.Mail ? Pourquoi pas de téléphone portable aussi ? Mais où va le métier ?

Et voilà donc comment je me suis retrouvée toute seule perchée sur ce grand acacia.

-Oh ! Grincha ! Ce n’est pas un visage que tu as, c’est une éruption volcanique!
C’est la pie moqueuse qui me parle, je touche mon visage et je sens sous mes doigts crochus, de gros boutons, une crise d’urticaire géante, la contrariété, assurément ! Une sorcière ne se doit pas d’être une reine de beauté, mais quand même …
-Fiche-moi la paix espèce de bavarde !
-Comme tu veux, je voulais juste te rendre service, tu pourrais en profiter pour te faire faire un lifting, j’ai tout entendu, on t’a laissé tomber, tu as du temps libre.
Et elle s’envole en ricanant.
Il faut que je m’occupe sinon je vais peut être faire une dépression nerveuse(un truc d’humain !)

En face du grand acacia la maison de Mamyrose, elle est bien gentille Mamyrose, mais quand elle a ses trois garnements, enfin ses trois petits enfants, elle est un peu dépassée . Quand je fais ma tournée, je l’entends souvent les gronder.
-A table les enfants on se lave les mains et vite à table !
Agathe continue de regarder les dessins animés, je crois qu’elle n’a même pas entendu. Robin et Tom se disputent une moto et se disent des mots hum ! Hum !
Mamyrose s’énerve et enfin tout le monde est à table. Je m’approche de la fenêtre et je récite la formule magique qui rend invisible : INVISIBLIOTRANS .J’ai beau être une vieille sorcière, ça marche. Qui adit que je devais prendre ma retraite ?
Je m’assieds sur le rebord de la fenêtre prête à intervenir :Si je peux être utile !
Mamyrose a servi de la viande avec des carottes.
-J’aime pas les carottes ! dit Robin
-Goûte au moins ! Agathe les mains sur la table, Tom garde ta serviette !
Mamy quitte la cuisine pour aller chercher une bouteille d’eau au cellier ça chahute ferme. Bon voilà le moment de m’amuser un peu : je me concentre très fort sur ce que je veux obtenir et prononce à voix haute en articulant :
-MOCHTAGOS ! Deux fois pour être sûre du résultat.
Immédiatement et simultanément, les deux mains d’Agathe sont collées à la table, la serviette de Tom se met à tourner autour de son cou sans s’arrêter et des rondelles de carottes viennent s’agglutiner autour de la bouche de Robin.
Je suis très satisfaite du résultat, il faut dire que les enfants sont ma spécialité, c’est un vrai plaisir de faire des farces à ces petits rejetons d’humain !

C’est le moment que choisit Mamyrose pour revenir dans la cuisine, elle est tellement stupéfaite qu’elle lache la bouteille d’eau qui explose par terre, tout le liquide se répand sur le sol les enfants roulent des yeux affolés !
Je réfléchis très vite : je suis très tentée par la solution des poissons rouges qui nagent sur le sol de la cuisine, mais je choisis la solution raisonnable :Le retour en arrière juste avant que Mamy ne lache la bouteille. Je garde les poissons rouges pour le 1er avril et récite très vite : RETOURNUS ! toujours deux fois on ne sait jamais…
Mamyrose qui tient à nouveau dans les mains une bouteille pleine, sent bien que la situation est légèrement anormale…
Je choisis donc de me matérialiser dans la cuisine :
-MATERIUSGRINCHA deux fois bien sûr mais rien ne se passe. Ah ! Pousouère aurait-elle raison ? Je suis un peu paniquée mais j’articule une nouvelle fois : MATERIALUSGRINCHA Là je sens un changement, et effectivement, devant les yeux stupéfaits de Mamyrose et des enfants, j’apparais dans la cuisine dans un grand éclat de rire, finalement je m’amuse bien !
Je profite un instant des yeux horrifiés des trois humains qui sont face à moi puis, je leur explique :
-Je suis Grincha la sorcière responsable de votre quartier je suis venu aider Mamyrose, vous devez lui promettre d’être plus obéissants, et de vous tenir mieux à table. Je vous écoute, ensuite je vous délivrerai de votre sort.
Agathe la première articule :
-Je promets Mamy.
Robin et Tom eux ne peuvent pas parler, ils se contentent de hocher la tête, c’est vrai que la serviette et les carottes les gênent quelque peu…
Bonne fille, je vais quand même les délivrer!
Mais là, trou de mémoire, impossible de me rappeler la formule de désenchantement spéciale enfant.
Je me mets à pleurer à gros sanglots, mon nez se transforme en fontaine et j’explique tout à Mamyrose et aux enfants : Pousouère ,sa méchanceté, et tous et tous mes problèmes ;
Mamyrose me fait asseoir, elle me verse un petit verre de remontant celui de la réserve spéciale de Papy , elle me réconforte :
-Je vais vous aider Mme Grincha , on va chercher ensemble.
-Je suis trop vieille plus bonne à rien, Pousouère me l’a bien dit.
-Quelle formule magique avez-vous utilisée pour jeter un sort aux enfants ?
-Mochtagos.
Agathe propose : GOSTAMOCH ? C’est l’inverse
-OUI OUI OUI c’est presque un rugissement que j’ai poussé, je suis vraiment trop bête !
Et immédiatement tout rentre dans l’ordre : les deux mains d’Agathe sont libérées, les rondelles de carottes se détachent du visage de Robin et la serviette de Tom reprend sagement sa place autour de son cou.
-Oh ! merci jeune fille, je vais vous laisser déjeuner tranquillement maintenant, excusez moi du dérangement, je vais de ce pas m’inscrire à la maison de retraite des sorcières hors d’usage.
-Mais non Mme Grincha vous allez déjeuner avec nous, propose Mamyrose.
-Oui, oui, crient les enfants en cœur.
Quelle famille charmante ! Je fais le déjeuner le plus agréable depuis bien longtemps, les enfants sont aux petits soins, ils se tiennent très bien à table mangent sans contester toute leur assiette, et s’amusent beaucoup quand je leur raconte comment j’ai fait enrager Monsieur Dujardin en changeant de place tous les outils de son atelier et en les mettant dans les placards de la cuisine.
Je m’apprête à prendre congé quand Tom le plus petit me dit :
-Dis donc Mme Grincha, pourquoi tu es si vilaine, toutes les sorcières ont des gros boutons sur le visage comme toi ?
-Mais non, .
mais non, n’ennuie pas notre invitée il fait une blague Mme Grincha, ne l’écoutez pas, et elle lance à Tom des coups d’œil furieux en lui faisant les gros yeux
Oh ! si , je t’assure ils sont vraiment très moches tes boutons, tu vas voir, et avant que Mamyrose ne puisse intervenir il m’apporte un petit miroir .
Je pousse un cri, je suis terrifiante , de grosses pustules ont poussé sur mon visage.
Quelle horreur !!! Et je me remets à pleurer .Encore une fois la solution vient d’Agathe.
-Mamy toi qui achète plein de produits de beauté pour soigner ta peau et essayer de ne pas vieillir tu peux t’occuper de Grincha.
-Oh ! Tu es une vraie jeune fille toi s’émerveille Mamy, allez on y va ! Et elle me conduit à la salle debain.
Oh ! Effectivement Mamyrose a beaucoup de pots et tubes, encore plus que moi dans mon laboratoire secret, je me demande si ses potions magiques sont elles aussi à base de bave de crapauds, de venin de vipère, et de poudre d’araignée ? J’en doute parce que la crème qu’elle m’étale sur le visage sent vraiment très bon.
-Je vous fais tout d’abord un masque purifiant ensuite je vous ferai un soin antirides.
Et là Mamyrose s’affaire, me tartine, me masse, et au bout de deux heures, mes boutons ont disparu et ma peau est retendue, toute rose.
J’ai bonne mine, j’ai au moins rajeuni de 200ans. Les garçons sont ravis ils regardent les dessins animés alors que Agathe aide Mamyrose , elle a même entrepris de me faire un shampoing et un « brushing » comme elle dit.
Quand je quitte la maison 3h plus tard, je suis transformée. Même mon balai a rajeuni on a changé le manche, il est maintenant jaune fluo, et on l’a un peu remplumé avec quelques brins de paille prélevés sur le balai de jardin : Chut !!

Je passe la meilleure semaine de ma vie, je rends visite à mes nouveaux amis tous les jours, on prend le goûter ensemble, et pendant que Mamyrose continue les soins antirides, je fais des tours de magie aux enfants.
Bon hier j’ai encore frôlé la catastrophe !Je me suis trompée de formule magique et j’ai transformé Nallah, la chatte en panthère,je souhaitais la transformer en souris…
Heureusement j’ai eu la présence d’esprit de faire apparaître une cage dans laquelle je l’ai enfermée en attendant que je retrouve la bonne formule !
Les enfants ont adoré, mais moi…
J’ai totalement changé de look : fini les grandes robes je mets des jeans et des tee shirts pour le pilotage du balai c’est beaucoup plus facile !

Demain Pousouère et les autres sorcières rentrent du congrès. Je vais les attendre à la clairière à la première heure …
Et on va voir ce qu’on va voir !!!

NOTE :dans le patois du Sud ouest une pousouére est une. sorcière

LE FABULEUX WEEK END DE DOUDOU

Posté le 13.04.2008 par mamyrose
LE FABULEUX WEEK END DE DOUDOU

- Eh ! Bien ça y est le chouchou cette fois on t’a laissé tomber comme une vieille chaussette !
Truffe la chatte de la maison se moque.
Doudou n’en revient pas, il a entendu Maman et les enfants préparer leurs affaires pour aller passer le week end chez Papi et mamie. Robin a préparé son sac mais il ne l’a pas vu au pied du lit.
-Ne m’oublie pas ! a t’il crié mais il est bien connu que quand ils grandissent les enfants n’entendent plus ce que disent les doudous
Ce n’est pas grave a pensé Doudou, on va venir me rechercher, j’ai l’habitude. A lUn soir il a même fallu rouvrir l’école pour me récupérer.
Robin a 5 ans et il n’a jamais passé une seule nuit sans moi. Bien sur il est grand maintenant et il ne m’emmène plus à l’école, mais quand il rentre à la maison il se précipite pour me retrouver, je suis son meilleur copain.
Pourtant, depuis quelques semaines il y a un chien à la maison, Comète, une horrible bestiole qui fait pipi partout et surtout avec qui Robin passe beaucoup trop de temps !
L’autre jour cette chipie m’a même saisi dans sa gueule, comme elle le fait avec les chaussures, les éponges et tout ce qu’elle trouve, mais je lui ai boxé la truffe et elle est partie en couinant : bien fait !
Mais on l’a emmenée, elle !!!!

Non, du calme, on va venir me chercher .
Justement, j’entends la porte d’entrée, Jean Mi le papa d’Agathe et Robin rentre dans la chambre, je l’entends grogner :
-Le pyjama, où est le pyjama ?
-Je suis là, je suis là ! j’ai beau crier Jean Mi ne m’entend pas, c’est vrai que les papas n’entendent pas les doudous !
Truffe se faufile entre ses jambes ;
-Truffe arrête tu vas me faire tomber !
Papa Jean Mi n’est jamais très content quand il revient chercher des vêtements oubliés, et je parie que maman Karine l’a envoyé chercher des « trucs » comme il dit qu’il ne trouvera pas…
La porte claque, la clé tourne, dans la serrure …on est abandonné pour tout le week end…

-Bon le chouchou cette fois on t’a laissé tomber, moi j’ai l’habitude et sans la petite « purge »(je pense que c’est Comète)c’est déjà les vacances !
Truffe a longtemps été le seul animal de la maison, depuis que Comète est là elle est très jalouse et ne veut pas du tout jouer avec elle.
-Bon je suis désolée je file je suis attendue pour dîner .
-Salut !
J’ai très envie de pleurer, je vais rester tout seul dans le noir et j’ai peur seul dans le noir

-Mai j’y pense, viens avec moi !
-Merci bien manger des mulots et des souris beurk, très peu pour moi !
-Non je ne pense pas qu’on mangera traditionnel, c’est plutôt un apéritif dînatoire
, c’est Roxane qui reçoit la nouvelle chatte du bout de la rue une petite angora prétentieuse, elle fait sa soirée de bienvenue !
-Je n’ai pas le cœur à sortir et je pense qu’il n’y aura que des chats, je serai le seul étranger .
-Pas sûr on se réunit dans la cabane du jardinier elle veut beaucoup de monde. Par contre elle a bien spécifié que c’était une soirée habillée. Moi je n’ai aucun souci, j’ai ma robe noire. impeccable et le soir le noir c’est toujours très habillé
C’est vrai que Truffe est magnifique ses poils sont noirs et brillants.
-Il faut dire que pour toi c’est différent tu es légèrement débraillé et très négligé !!
Je sais Robin m’a tellement mâchouillé, traîné partout que mes oreilles sont effrangées mon corps est tout flasque je suis d’une couleur bizarre entre le jaune marron et le marron passé.
-Bon alors tu te décides je ne veux pas être en retard, on va aller dans la chambre d’Agathe et on trouvera bien des vêtements dans son armoire de poupées .
Je n’ai pas très envie mais c’est mieux que de rester tout seul.

Truffe me hisse sur son dos et nous montons dans la chambre d’agathe.
Là il fait clair les volets n’ont pas été fermés et la lumière de la rue éclaire la chambre.
Truffe se glisse dans le tiroir des habits de poupée et à grands coups de patte disperse tout sur le plancher
-Mais qu’est ce que vous faites dans ma chambre ?
C’est Lapinette qui nous interpelle d’une voix furieuse, c’est le doudou d’Agathe elle non plus elle n’est pas partie en week end !
-Je viens chercher des vêtements pour Doudou il sort avec moi ce soir, tu veux venir avec nous ?
-Non non je reste couchée dans un lit moelleux, j’ai mal au dos, je passe trop de nuits sur le plancher depuis quelque temps. Autrefois Agathe me serrait toute la nuit bien fort dans ses bras, maintenant elle grandit, alors…Bonne soirée les jeunes ne faites pas de bruit en rentrant !
-Dors bien on te racontera !

Truffe m’a trouvé une veste argentée et une écharpe violet, c’est juste à ma taille et du plus bel effet !
Finalement ma bonne humeur commence à revenir je suis impatient.
Je grimpe sur le dos de Truffe on franchit la chatière puis la petite fenêtre du sellier qui reste ouverte pour les promenades nocturnes deTruffe, et à nous l’aventure.

Dans la cabane du jardinier, une dizaine de chats du quartier sont réunis, Roxane à l’entrée nous accueille et veille à la tenue des invités. Elle semble satisfaite de ma présence d’autant qu’il y a d’autres Doudous naufragés du week end : un lapin blanc plutôt gris, un nounours un peu pelé et une jolie poupée de chiffon que j’ai déjà rencontrée à la maternelle de Robin nous avons été parfois voisins de sieste .Elle a de jolis cheveux de laine orange. L’ambiance est très sympathique et le concert de miaulement particulièrement réussi. Nous buvons du lait et lapons de la crème, Roxane est très délicate !
Je passe beaucoup de temps avec la poupée aux cheveux orange :elle me raconte ses peines de cœur Laura grandit et la délaisse beaucoup…NOUS PROMETTONS DE NOUS REVOIR !!!
La soirée s’achève,nous remercions Roxane et nous rentrons épuisés, mais contents . Truffe me re dépose au pied de mon lit et gentiment se couche en rond près de moi. Je n’ai plus peur et je m’endors.

La voix de Jean Mi me réveille en sursaut, il fait jour ;
-Ah ! Truffe tu es restée là et toi Doudou te voilà !
On me saisit on me met dans un sac et je me retrouve quelques minutes plus tard dans les bras de Robin.
-Papa pourquoi tu as habillé Doudou en clown ?
-Robin c’est bon, grogne papa qui ne comprend rien, c’est la dernière fois que je vais le chercher, tu es prévenu !
Je lui expliquerai bien à Robin, mais comme vous le savez les Doudous ne peuvent parler aux enfants que dans des circonstances très particulières, et Pâques …c’est uniquement la magie des CLOCHES !!!

LA MACHINE QUI MANGEAIT LES CHAUSSETTES

Posté le 10.04.2008 par mamyrose
LA MACHINE QUI MANGEAIT LES CHAUSSETTES

-Jean Mi c’est pas possible les chaussettes avec toi ! Encore trois orphelines !
Papa les yeux fixés sur son écran d’ordinateur grogne :
-Ben je sais pas moi.. Le rangement du linge et papa…
Maman finit de plier les derniers tee shirts et elle « ralouille »encore :
-C’est tout de même simple, les chaussettes avant de les mettre au sale on vérifie qu’il y a la paire.
Oh ! la la quelle histoire est-ce que j’accuse tout le monde moi ? J’ai une seule chaussette Spiderman et une seule superman, la seule solution c’est de les mettre ensemble, mais l’autre jour à l’entraînement de rugby Henri a bien rigolé quand il s’en est aperçu.C’est la honte !!
Maman prépare le dîner sans un mot mais je vois bien qu’elle n’est pas contente.
Après le repas elle charge la machine à laver qui va tourner pendant la nuit et elle ne peut pas s’empêcher de « remettre ça sur le tapis »,les adultes sont parfois bien pénibles !
-Parfois je me demande si ce n’est pas la machine qui mange les chaussettes…Bon les enfants au lit et on se lave les dents avant.
En me lavant les dents je pense à la dernière phrase de maman, et si la machine à laver mangeait vraiment les chaussettes ?

23H Je me réveille en sursaut, la maison est endormie j’entends juste le ronronnement de la machine à laver qui s’est déclenchée pendant les « heures creuses » : une histoire d’économie que m’a expliquée maman
.
J’en aurai le cœur net !
Je descends à pas de loup sans allumer les lumières, je ne veux pas que l’on m’entende.La cuisine est un peu éclairée par le réverbère de la rue, je ferme la porte puis j’allume la lumière. La machine à laver est là avec son gros hublot rond qui me regarde. Je vois la mousse danser je reconnais des vêtements qui se collent quelques secondes à la vitre avant de disparaître : Tout est normal, je vais boire un verre d’eau et remonter me coucher.
Mais tout à coup contre le hublot je vois passer une balle de tennis rouge ! Impossible personne ne joue au tennis à la maison les seules balles que nous utilisons, c’est pour faire jouer Orgeat le chien de mon tonton, et elle sont jaunes !
Là je m’assieds carrément par terre devant le hublot, mes yeux se ferment de sommeil mais tout à coup je vois passer à nouveau la balle rouge : Elle a des yeux ronds et une monstrueuse bouche aux dents blanches, de laquelle sort une de mes chaussettes Simpson toute neuve. Je me pince pour m’assurer que je ne rêve pas Elle disparaît mais voilà qu’arrive une autre balle verte cette fois, elle fait des grimaces horribles en mangeant le dernier morceau de la chaussette bleue et rouge de papa. Maman sera furieuse c’était les chaussettes qui allaient avec la cravate que maman a achetée pour la St Valentin.
Je n’ai plus sommeil du tout, je suis fasciné par le spectacle du hublot.Les « monstres balles » passent plusieurs fois devant moi.La balle rouge qui s’aperçoit de ma présence me fait un joyeux clin d’œil ma chaussette Simpson est presque entièrement mangée maintenant.
La balle verte se met-elle aussi à danser devant le hublot elle a totalement mangé la chaussette de papa elle est juste un peu plus joufflue et d’un vert plus vif, elle me regarde joyeusement me fait plusieurs clin d’œil et un grand sourire. Oh ! Ses dents sont monstrueuses !
La machine fait un gargouillis, l’évacuation de l’eau savonneuse commence. Les deux monstres ont disparu. Je reste devant le hublot pendant les rinçages mais plus rien !
Je remonte dans ma chambre, et épuisé je m’endors immédiatement. Au réveil je me demande si j’ai rêvé, mais non , c’est sur !

A l’école j’ai très envie de parler de tout ça à mon copain Henri mais il va encore me dire :
-Mais t’es ouf toi !
La maîtresse me dit plusieurs fois :
-Reste avec nous Robin !
Après la récré de l’après midi ça tourne mal :
-Peut-on savoir où tu es Robin ? sans réfléchir je réponds :
-Dans la machine à laver..
Toute la classe éclate de rire sauf la maîtresse qui croit que je me moque d’elle.
-Très bien nous ferons de l’humour ensemble demain pendant la récréation Monsieur Robin.
Je suis complètement découragé cette histoire de chaussettes ne m’attire que des ennuis.
Le soir quand je vois maman se diriger vers le sèche linge je cours m’enfermer dans ma chambre et je me mets à réciter la table de 7 à voix haute. C’est sur voilà le drame !
Quand je descends pour le dîner je vois bien que maman a sa tête des mauvais jours et sur la table du salon à coté des tas de vêtements pliés je vois ma chaussette Simpson et la chaussette St Valentin de papa, orphelines toutes les deux. Agathe a de la chance les « boules ravageuses »ne doivent pas bien digérer les chaussettes Barbie et peut être que le rose leur donne des boutons, en tout cas ses paires sont bien alignées et toutes complètes.
Papa a l’air tellement malheureux que je commence à expliquer :
-Tu sais maman les chaussettes …
Et là maman explose :
-Stop ! Vos chaussettes je ne veux plus en entendre parler pour ce soir, bonne nuit ! Et elle nous laisse avec nos tas à ranger.
Cette nuit là la machine est au chômage technique.
Je tourne et retourne dans mon lit, mes rêves sont peuplés de monstres aux dents pointues qui mangent uniquement les chaussettes de garçons.

Au réveil ça y est je pense avoir trouvé la solution.
La nuit a calmé les esprits tout le monde est de bonne humeur au petit déjeuner.
Pour aller à l’école je mets des chaussettes dépareillées : une Spider et une Simpson : je n’aurai pas « la honte » il n’y a pas sport .
A la récré la maîtresse me garde en classe,elle n’a pas oublié , mais elle me demande :
-Dis Robin c’est quoi cette histoire de machine à laver ?
-Euh ! Je me demandais si j’avais appuyé sur le bouton de la machine à laver comme ma maman me l’avait demandé et j’ai pensé tout haut.
-Bon allez va jouer.
J’aime bien ma maîtresse mais je ne peux rien lui expliquer !
Le soir quand maman charge la machine je lui propose de l’aider.
-Maman tu te souviens pour ma classe de découverte, je devais avoir un sac à linge et mamie m’avait donné un filet avec une fermeture éclair, alors j’ai une idée je veux bien y mettre les chaussettes, je vérifierai qu’il y a la paire et on sera sur de ne plus les perdre .
-Oh ! Dis donc Robin bravo ! Mais c’est une vraie idée de fille ça !
Merci pour le compliment mais se faire traiter de fille !
J’aide maman à trier le linge : Couleurs d’un coté, blanc de l’autre maman m’a expliqué, mais surtout je mets les chaussettes de papa et les miennes dans le filet que je ferme avec la fermeture éclair. Maman vérifie
-Dis donc mes chaussettes de step et celles de ta sœur elles n’ont pas le droit d’être avec les vôtres ?
-Ben justement …mais je ne peux pas expliquer que les « boules ravageuses » n’aiment que les chaussettes de garçon aussi je mets toutes les chaussettes dans le filet.

Je suis impatient de voir si mon plan va réussir.
Le soir ,je lis jusqu’à 23h dans mon lit ce n’est pas grave c’est le week end donc pas d’école demain . J’entends enfin le ronronnement de la machine à laver ? Je descends sans bruit et je m’enferme dans la cuisine, puis je m’assieds devant le hublot. La mousse, les vêtements qui tournent, rien ne se passe, je vois même passer le filet de chaussettes mais pas de balles ravageuses. Ai- je rêvé sont –elles parties ailleurs ? Je me lève pour rejoindre mon lit mais voici « boule ravageuse rouge »elle se colle au hublot elle fait peine à voir, elle est toute dégonflée ses yeux sont tristes et sa bouche est tordue de douleur. « Balle ravageuse verte» arrive à son tour elle aussi est toute « flagada » mais elle roule des yeux furieux et elle secoue le filet de chaussettes entre ses dents, il ne va pas résister longtemps !
Là je suis brusquement découragé, le filet sera déchiré et…
Je monte me coucher.

Samedi matin après le petit déjeuner, ménage pour tout le monde. Agathe range sa chambre, maman nettoie la cuisine, papa passe l’aspirateur. Je propose de vider la machine à laver et de mettre le linge au sèche linge.
-Robin tu deviens un spécialiste de l’entretien du linge, une vraie fée du logis se moque gentiment maman.
J’ai le cœur qui bat quand j’empoigne le filet à chaussettes, il est un peu déchiré mais apparemment toutes les chaussettes sont là. Je les mets par paire, pas une ne manque à l’appel.
Bon d’accord maman ne comprends pas pourquoi je me mets à chanter à tue tete
-Super ! Super !
Quand dans l’après midi elle range le linge sec elle est ravie :
-Ton idée est excellente toutes les chaussettes sont là et on peut facilement les retrouver, par contre n’oublie pas de vider tes poches la prochaine fois : la balle d’Orgeat ce n’était pas utile de la laver surtout que maintenant elle est toute déformée .
Et elle me tend une pauvre balle de tennis toute crevée qui avait du être rouge dans une autre vie, et moi je sais dans quelle vie…
Je suis à la fois content et triste :Plus de guerre des chaussettes à la maison, mais la mort du « petit monstre » me peine, elle est morte de faim par ma faute. Aucune trace de la balle verte …
Ca y est désormais le pli est pris, les chaussettes sont lavées dans le filet plus une seule ne disparaît. Ce qui est moins drôle c’est que désormais je suis le responsable de la machine à laver
-Tu le fais tellement bien on voit que ça t’intéresse. Précise maman mi-sérieuse.

Souvent le soir dans mon lit je me demande où est passée la gloutonne balle verte elle s’est enfuie dans les canalisations, probablement, j’espère juste qu’elle n’est pas morte de faim.

Eh ! Vous ne savez pas !!!Mardi dernier,au vestiaire ,avant l’entraînement de rugby, alors qu’on se mettait en tenue, je vois Tom avec deux chaussettes différentes .
-Tom, tu lances une nouvelle mode, une rouge une bleue !Et je lui désigne ses chaussettes.
-Oh ! arrête ma mère est furibarde elle dit que je perds toutes mes chaussettes, j’en ai au moins dix toutes seules
-T’inquiète chez moi aussi la machine mangeait les chaussettes !
Tom me jette d’abord un regard inquiet puis
-Ah ! Vouai très drôle !
Je suis super content « balle ravageuse verte » pourrait bien avoir trouvé une nouvelle maison !Alors bouche cousue et que Tom ne compte pas sur moi pour lui dire comment s’en débarrasser !

AGATHE ET PETIT MUR

Posté le 10.04.2008 par mamyrose
·

Papy et Mamie habitent une charmante petite maison entourée d’un joli jardin. Papy est très fier de sa pelouse bien tondue et surtout de sa haie toujours parfaitement taillée : c’est la plus réussie de tout le quartier. Mamie s’occupe de ses fleurs, mais depuis quelques mois elle passe beaucoup de temps avec sa petite fille Agathe.
Agathe est une jolie blondinette aux yeux bleus. C’est la première petite fille de la famille alors, Papa Maman, Papy, Mamie ,Tonton et Tata en sont fous.

Depuis quelque temps Agathe marche seule , c’est aussi une sacrée petite bavarde. Elle explore le jardin et Mamie ne lui en veut même pas si parfois elle cueille des fleurs ou piétine des plates bandes.
Du coté de la rue, au fond du jardin court un joli petit mur peint en blanc il est recouvert de jolies briques rouges : ah ! Il a vraiment fière allure !Il n’est pas très haut et sert souvent de siège aux enfants du quartier. On peut même y faire un petit goûter improvisé. Si un ballon vient s’égarer dans le jardin c’est très facile d ’enjamber le muret, Mamie donne volontiers l’autorisation.

Un jour Mamie prend Agathe dans ses bras et la dépose sur le petit mur, ensuite elle la fait avancer prudemment en lui tenant fermement la main. Tout d’abord un peu apeurée, la fillette trouve vite que c’est très amusant. Ca devient vite son jeu favori. Dés qu’elle arrive chez Mamie elle réclame à grands cris :« Petit mur, petit mur » elle fait ainsi plusieurs aller retour. Mamie explique à chaque fois qu’elle ne doit jamais escalader seule Petit mur que c’est bien trop dangereux.

Agathe a bien grandi elle a maintenant trois ans. Tous les soirs Mamie va la récupérer à la maternelle et avant de rentrer pour goûter elle n’oublie jamais de réclamer : « Petit mur petit mur ». Elle franchit de plus en plus facilement les quelques mètres en jouant les funambules et elle aimerait bien que Mamie lâche sa main, mais il n’en est pas question !
Les enfants du quartier eux aussi ont grandi. Ils se retrouvent de plus en plus nombreux assis sur Petit mur et il leur arrive parfois, d’oublier des canettes de soda ou des papiers de bonbons. Papy ronchonne en faisant le ménage.

Les jours sont plus gris l’hiver arrive, Petit mur est de mauvaise humeur il est fatigué il a mal au dos. Aujourd’hui c’était mercredi Agathe a fait plusieurs aller retour sur son dos, la bande à Giovanni avait organisé une partie de foot acharnée et le ballon a souvent atterri dans le jardin. Mamie était un peu énervée, d’ailleurs elle a demandé à Giovanni de ne plus sonner et de récupérer directement le ballon. Ah ! Ils lui en ont mis de la boue sur son dos de briques et pour couronner le tout, ils ont goûté et abandonné sur place les canettes et les paquets de gâteaux vides !
Ce n’est plus possible il faut trouver une solution pense Petit mur. Alors dans sa tête de brique germe une idée diabolique.
«Je vais concentrer toute mon énergie, je vais faire le gros dos et j’aurai ainsi plusieurs bosses qui me rendront dangereux donc impraticable.»

Dans la nuit froide et pluvieuse Petit mur met son vilain projet à exécution. Le lendemain matin, derrière le sapin, deux briques sont soulevées et forment une bosse.
Il a plu toute la journée et quand Mamie ramène Agathe de l’école, le pale rayon de soleil qui perce les nuages est le premier de la journée. Bien sur Agathe réclame sa petite promenade habituelle, Mamie hésite car les briques mouillées sont très glissantes. Elle finit cependant par se laisser convaincre.Agathe s’élance et lâche la main de Mamie c’est justement l’endroit ou le petit mur est dissimulé par les branches du sapin.
Badaboum !Agathe trébuche et tombe. Et oui une jambe cassée !
Quand Agathe revient chez Mamie quelques jours plus tard elle a la jambe plâtrée et marche avec des béquilles. Elle regarde de travers ce fichu petit mur : c’est vrai elle a désobéi en lâchant la main de Mamie , mais expliquez moi pourquoi une bosse a soudain poussé sur le dos de Petit mur ?

Mamie a dit aux garnements du quartier qu’il ne fallait plus grimper sur le mur que c’était dangereux. Ils ont donc émigré dans un autre coin et on n’entend plus un seul cri d’enfant.Quel calme !
Pendant quelques jours Petit mur a savouré ce calme revenu mais très vite il s’est ennuyé il s’est mis à attendre impatiemment le retour de l’école : peut être qu’aujourd’hui…mais rien, pas un regard.
Un soir cependant, son petit cœur de pierre s’est mis à battre plus fort Agathe n’avait plus de plâtre ! Mais elle n’a pas pour autant demandé à monter sur son dos, il l’a même entendu murmurer : « Toi je te déteste !»

Alors il est devenu de plus en plus triste, sa peinture s’est écaillée, son crépi s’est lézardé, ses belles briques rouges se sont couvertes de mousse. Dans les froides nuits d’hiver, il lui est même arrivé de pleurer et au petit matin il était couvert de fines gouttes de givre.
Par une belle journée de printemps, Papy commence le nettoyage du jardin. Soudain, il s’arrête devant Petit mur et hoche pensivement la tête :
« Il va vraiment falloir faire quelque chose, ce mur est dans un état pitoyable ,je ne comprends pas pourquoi il s’est dégradé aussi rapidement. »
Dans les semaines qui suivent Papy ne ménage pas sa peine : il nettoie les briques et remplace celles qui étaient soulevées, il refait les joins, rebouche les fissures et termine par un magnifique crépi couleur sable. Petit mur a retrouvé un air de jeunesse mais son cœur est toujours triste.

Un jour alors qu’Agathe descend de la voiture, Petit mur n’en croit pas ses oreilles de béton :
« Dis donc Mamie et si je faisais un tour sur Petit mur ? »
Mamie éclate de rire : « Finalement tu n’es pas rancunière ! » et elle explique qu’être rancunière c’est se rappeler longtemps que quelqu’un n’a pas été gentil avec nous. Mais Agathe s’impatiente : « Bon on y va Mamie ?
-D’accord, mais rappelle toi qu’il faut faire très attention où tu mets tes pieds.
-Mamie je te rappelle que j’ai quatre ans et que je suis dans la classe de Julie !
-Et bien, je te fais confiance, tu vas marcher toute seule mais je serai à coté de toi au cas ou tu aurais un problème d’équilibre. »
Le cœur de petit mur bat très fort il est fou de joie il pensait que ce moment ne viendrait plus jamais. Silencieusement il demande au vent de balayer rapidement son dos pour chasser les brindilles et les petits cailloux qui pourraient gêner Agathe et la faire chuter. Quand Agathe s’élance il est le plus heureux des petits murs.

Les mauvais moments sont oubliés, comment a- t-il pu être aussi méchant ?
Plus jamais il ne se plaindra d’avoir mal au dos, Agathe continuera longtemps « de faire petit mur . »
Et ensuite viendront Robin et Tom...

L'obeissance...A UTILISER AVEC MODERATION

Posté le 08.04.2008 par mamyrose
Alors que Rose n’était encore que la petite Rose elle était déjà très obéissante. Aussi longtemps qu’elle s’en souvienne elle n’avait jamais désobéi.
« Rose n’oublie pas de te laver les dents 3 min »
Et Rose se lavait les dents 3 min, elle n’arrêtait que quand le dernier grain de sable avait coulé dans le sablier.
Car Rose était très obéissante !
A toutes les tâches demandées elle répondait toujours : « Oui maman mais le plus étrange c’est qu’elle exécutait IMMEDIATEMENT ces tâches ce qui vous l’avouerez n’est pas si habituel pour une petite fille !
Rose était très obéissante .

Un, jour cependant, elle avait été grondée pour son obéissance : écoutez un peu.
Maman lui avait expressément demandé de ne jamais ouvrir la porte en son absence.
Le facteur, l e voisin, l’employé du gaz avaient beau sonner, elle n’ouvrait jamais puisque :
Rose était très obéissante.
Un jour qu’il pleuvait très fort on avait sonné à la porte, très très fort et tellement longtemps que Rose avait regardé par la fenêtre.Bizarre, c’était Mamie toute rouge ruisselante et apparemment très en colére. Rose n’était pas tombée dans le piège, elle n’avait pas ouvert la porte puisque
Rose était très obéissante
Quand après 1/2H de : « Rose Rose ouvre moi c’est mamie tu as le droit d’ouvrir » maman était enfin rentrée de faire ses courses elle aussi était très en colère.
Rose n’avait rien compris elle avait été grondée.
Vraiment les adultes sont étranges avait –elle pensé .
Le lendemain Maman avait à nouveau expliqué ce qu’était une petite fille obéissante et Rose était trop obéissante pour répliquer qu’elle n’avait fait qu’être obéissante.

Depuis l’âge de 8 ans elle devait coiffer ses longs cheveux blonds en chignon. Agnès les laissait sur les épaules, c’était très joli. Paule faisait des tresses rigolotes mais maman avait dit « qu’une petite fille bien comme il faut »(vous savez vous ce ça veut dire ?)devait faire un chignon bien serré avec 10 épingles alors tous les matins elle comptait 1 2 3 4 ….10 épingles pas 9 pas 11.Puisque :
Rose était très obéissante.
A 16 ans elle était très jolie et tout le monde l’aimait bien : elle ne se disputait jamais, travaillait très bien en classe et rentrait exactement à l’heure quand maman acceptait une sortie au cinéma avec ses amies.
Et oui Rose était très obéissante.

A18 ans Paul lui plaisait beaucoup son cœur battait plus fort quand elle le rencontrait. Il jouait de la batterie dans un orchestre de copains et quand il l’avait invitée à venir à son concert elle avait été tellement, tellement heureuse ! Bien sûr elle avait demandé l’autorisation à sa mère.
-Mais tu n’y penses pas Rose ce Paul n’est pas un garçon comme il faut(elle savait maintenant ce que ça voulait dire )un musicien tu penses !!
Pour la première fois elle avait failli désobéir…
Agnès lui avait expliqué qu’elle allait dormir chez elle et qu’elles iraient au concert, sa maman n’en saurait rien.
-Mais c’est un mensonge c’est interdit !
Agnès avait haussé les épaules :
-Ma pauvre Rose tu es désolante.

Et de ce jour elle avait vu de moins en moins ses copines et Paul ne l’avait plus invitée.
Elle passait ses soirées et ses week end à la maison elle tricotait, cousait et connaissait parfaitement les recettes de cuisine que l’on se transmettait dans la famille de génération en génération.
« Rose tu es une jeune fille comme il faut tu as tout pour être heureuse ! » lui répétaient en cœur sa mère et sa grand-mère quand sans savoir pourquoi elle était soudain triste
Alors elle retrouvait le sourire.
Puisque Rose était très obéissante.
Toutes ses amies s’étaient mariées elle avait été invitée à tous les mariages et on lui avait présenté de charmants jeunes hommes ; comme elle était très jolie ils l’avaient souvent invitée à sortir, mais sa maman consultée n’avait jamais autorisé ces sorties aussi Rose avait poliment refusé :
Puisque Rose était très obéissante.

Au bureau où elle travaillait on l’appréciait beaucoup :
-Rose pouvez- vous déplacer vos vacances ?
-Rose pouvez –vous rester pour terminer ce dossier ?
Rose acceptait toujours car elle était définitivement
Très obéissante.
D’ailleurs son patron l’appréciait tellement qu’il ne lui avait jamais donné ni avancement ni augmentation.Pouquoi l'aurait-il fait Rose n'avait jamais rien demandé !

A 20ans,elle ne se souvient plus très bien comment, elle s’était retrouvée mariée à Lucien : « Un jeune homme bien comme il faut avait dit maman en le lui présentant, une belle situation, ce sera un bon mari »
Et Rose avait dit oui bien sûr puisque
Rose était très obéissante.
Elle n’avait pas compris pourquoi d’ailleurs la nuit qui précédait son mariage Paul était venu dans son rêve avec ses yeux rieurs, son beau sourire. Mais allons allons ! elle aimait Lucien, elle serait heureuse puisque toute sa famille le lui avait assuré…

Ce qui est merveilleux c’est qu’après son mariage elle avait peu changé sa vie, juste de maison et encore, puisqu’elle habitait à quelques rues de ses parents dans une maison presque identique : le mobilier, la décoration, étaient en tout point semblables puisque Lucien qui avait eu la gentillesse de tout décider avait le même bon goût que sa maman.
Elle était bien sûr très heureuse, puisque ses parents et sa belle-famille ne cessaient de le lui rappeler.
Elle avait quitté son travail puisque Lucien « avait une belle situation »et qu’il pouvait faire vivre sa femme.
Quelle chance elle avait !
Sa vie était bien réglée : Lucien avait eu la gentillesse de lui établir un programme pour ses journées. Lever à 7h15 courses, ménage déjeuner avec Lucien qui rentrait du bureau, rangement, travaux d’aiguilles et ensuite le dîner devait être prêt pour 19h30afin de profiter pleinement de la soirée. Pendant qu’elle rangeait Lucien avait la grande bonté malgré sa grande fatigue de sélectionner le meilleur programme télé.

Lucien avait quitté sa vie aussi discrètement qu’il y était rentré emporté par un infarctus. Elle avait pleuré le temps convenable, avait porté le deuil le temps nécessaire et tout le monde lui avait dit qu’elle devait être très malheureuse alors. probablement puisque…

Et la vie avait repris son cours elle se levait toujours à 7h15 d’ailleurs M Dujardin qui habitait de l’autre côté de la rue ne manquait pas de lui en faire la remarque si elle s’octroyait une grasse matinée et n’ouvrait les volets qu’à 7h30.De même il surveillait la hauteur de sa haie, la tonte correcte de sa pelouse, les fleurs fanées oubliées dans ses jardinières.
Quelle chance avait Mme Rose, elle avait un voisin exceptionnel !
-Votre haie 2cm de trop Mme Rose.
-Oui M Dujardin .
Votre pelouse aurait besoin d’être rafraîchie.
-Oui M Dujardin.
Et Mme Rose jardinait, tondait, taillait car elle était toujours :
Très obéissante.

Un jour elle avait été réveillée à 7h par un gros camion de démenagement. Il avait stationné devant la maison d’à côté qui était en vente depuis quelques semaines.
Rose était tellement excitée qu’elle avait failli interrompre son brossage de dents avant la fin du sablier et son chignon avait bien failli n’avoir que 8 épingles, mais elle s’était vite ressaisie.
Dans la matinée elle avait vu arriver les nouveaux propriétaires : une jolie jeune femme blonde , un monsieur grand mince « bien comme il faut » et un curieux petit garçon de 8 ans environ :les cheveux en pétard, comme disent les petits enfants de sa belle sœur, de jolies lunettes rondes bleues comme les yeux malicieux de ce charmant bambin.
Bien sûr on ne pouvait pas ne pas remarquer le pantalon trop long et un peu boueux qui tombait sur des baskets pas très propres.
Quand il l’avait aperçue il avait crié :
-Bonzour !
Et là Rose qui n’avait pas eu le temps d’avoir enfants et petits enfants, avait senti que ce petit bonhomme elle l’aimait déjà.
Le lendemain matin qui était un mercredi alors qu’elle arrosait ses géraniums et enlevait 3 fleurs fanées que lui avait signalées M Dujardin, un ballon était venu déséquilibrer son chignon. Ensuite le curieux petit bonhomme avait atterri dans son jardin je dis atterri car il avait escaladé le muret de clôture.
-Bonzour vous savez ze suis trop fort z’ai réussi à grimper sur le mur mais il faut pas le dire à maman!
Elle savait qu’elle aurait du le gronder et lui parler de l’obéissance mais elle lui avait juste fait un beau sourire.
Alors qu’il mangeait un caramel ils avaient eu une grande conversation :il s’appelait Henry et c’est son appareil dentaire qui le faisait zozoter il n’avait pas de grand-mère pour s’occuper de lui, elle habitait au Canada, son papa et sa maman travaillaient beaucoup, il allait à l’accueil et au centre aéré.
-Tu sais c’est nul tu veux pas toi me garder après l’école ? Et puis je pourrais t’appeler Mamy Rose !
Rose n’avait pas eu le temps de lui répondre.
-Henri où es tu à table !
-Oui maman j'arrive !
Et il avait continué à jouer tranquillement au ballon en bavardant avec Rose.
-Mais enfin Henri ta maman t’a appelé.
-Oui je sais mais ya pas le feu !
La nouvelle Mamy Rose n’avait pas compris. La maman avait du appeler 3 fois avant que le petit garçon ne se décide à franchir le mur 15 min plus tard..
-Salut Mamy Rose ze reviendrai demain.
Une chose était sûre Henri n’était pas très obéissant.
Mme Rose avait rencontré la maman d’Henri et il avait été convenu qu’il viendrait goûter chez elle tous les soirs.
Rose attendait avec impatience ce moment de la journée.
Henri lui racontait ses secrets souvent ses bêtises, il aimait beaucoup le cake de Mamy Rose mais il n’aimait pas beaucoup M Dujardin qui ne manquait jamais une occasion de le gronder.
-Dis donc Mamy Rose pourquoi tu fais toujours ce que dit M Dujardin ?
-Euh euh ! Et bien c’est normal j’ai toujours été très obéissante.
-Oh ! C’est pas drôle de toujours obéir c’est amusant pour toi d’obéir ?
-Mais il faut obéir c’est tout et il faut respecter les règles !
-Chiche que demain tu ne mets pas ton réveil et que tu ne fais pas ton chignon.
Oh ! Henri !
Rose avait mal dormi cette nuit là et ensuite elle avait rêvé que le soleil ne se levait pas parce qu’elle avait changé ses habitudes.

Quand elle avait ouvert les volets à 9h ! Le soleil brillait et elle s’était mise à chanter en brossant ses cheveux, puis elle les avait juste relevés avec 5 épingles !!
Quand Henri était arrivé pour le goûter il avait applaudi.
-Tu es trop zolie !!!Mais demain tu vas acheter un jean.
-Mais ça ne se fait pas Henri !
-Tu veux dire que ça ne te ferait pas plaisir ?
Mamy Rose avait bien du avouer que oui en fait ça lui plairait bien.
Le lendemain elle s’était levée à 10h et elle avait laissé ses cheveux libres elle avait même mis du rouge à lèvre..
Quand elle avait croisé M Dujardin en allant prendre le bus qui la mènerait en ville il avait eu l’air horrifié, pour la première fois elle l’avait ignoré.

Quand elle était rentrée chez elle à 16h après être allée au cinéma elle portait un joli jean des baskets et une jolie chemise rose !
Elle ne se reconnaissait pas dans les vitrines mais elle avait envie de chanter dans la rue. Peut être que c’était ça être heureuse ? HEUREUSE ce mot là elle ne le disait jamais, il sonnait bien.
Ce soir là Henri ne venait pas goûter il avait judo. Rose avait donc décidé de se préparer un plateau télé et de le déposer ensuite dans la cuisine ,elle ferait la vaisselle demain. Ne pas manger à table ça ne lui arrivait que quand elle était souffrante ce n’est pas convenable et la vaisselle sale dans l’évier…
Pourtant le soleil s’était encore levé le lendemain matin.

A partir de ce jour là elle avait décidé de ne faire que ce qui lui plaisait. Bien sûr sa haie était un peu trop haute, sa pelouse moins bien tondue et il y avait des fleurs fanées dans ses jardinières mais quelle importance ! Elle jouait au ballon avec Henri avait revu son ancienne amie Agnès avec qui elle allait au cinéma même en dehors du week end !
Elle se levait tous les matins avec le sourire, brossait ses cheveux courts et écoutait toute la journée de la musique fenêtre ouverte. M Dujardin ne lui adressait plus la parole. L’autre jour il avait sonné pour lui demander s’il lui serait possible d’écouter une musique différente des fanfares militaires par exemple. Avec un grand sourire elle lui avait répondu :

-Non-merci M Dujardin j’écoute les CD que m’a prêtés Henri et j’aime bien ça.
Oscar Dujardin avait tourné les talons, furieux ,et tout à coup elle avait réalisé qu’elle n’était PLUS DU TOUT OBEISSANTE mais tellement plus heureuse !!!!
Merci Henri !

O h ! Savez –vous qui elle a rencontré l’autre jour au cinéma ? Paul, oui vous savez son ancien amoureux et il l’a invitée au restaurant samedi soir, et elle a accepté… même si ce n’est pas convenable !!!!
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus